Quantic Dream : le studio parisien qui fait jouer le monde entier

Publié le par Heavy Rain - blog

http://img.jeuxactu.com/datas/images/jeux/Heavy_Rain/photos/xl/499cbbaf11cca.jpgLe site de la mairie de Paris, paris.fr, a consacré un article à Quantic Dream, le studio étant actuellement installé dans le 20ème arrondissement. On y apprend que QD est à la recherche de "locaux un peu plus grands et si possible dans Paris".

Au pays du jeu vidéo aussi, il y a la "French touch", voire la "Paris Touch"…  Quantic Dream, à l’origine du dernier carton en la matière, Heavy Rain, est une société parisienne, installée dans le 20e. Découvrez les coulisses de cette entreprise pas comme les autres et tentez de gagner des jeux PS3 Heavy Rain.

 Installée dans un hôtel d’entreprises du 20e arrondissement, son équipe commence à pousser les 1200m2 occupés. Succès oblige, à peine sorti, Heavy Rain (que l’on peut traduire par « Pluie Battante »), le jeu édité par Sony pour la PlayStation 3 a été vendu à 1 million d’exemplaires en à peine cinq semaines. Et ça ne risque pas de s’arrêter. En France, 2 millions de console PS3 sont installées, un énorme marché qui va probablement s’étendre avec l’arrivée de la Playstation Move. Une nouvelle version vient d’être présentée au salon E3 à Los Angeles, équipée d’un outil de contrôle du jeu, le Move, censé séduire un public plus large et rivaliser ainsi avec ses concurrents grâce à sa précision. Au lieu d'une manette ou un clavier, on utilise les mouvements du corps pour contrôler les actions d’un jeu. Et pour accompagner ce nouveau développement la firme japonaise compte sur Heavy Rain. A peine le jeu terminé dans sa version initiale, les équipes de Quantic Dream ont donc dû s’y replonger pour l’adapter à ce nouvel outil, dix mois de travail supplémentaires.

C’est que ce jeu qui bouleverse les codes classiques du secteur (presque pas d’armes à feu, pas de courses poursuites, ni énigme, ni superpouvoir, ni game over…) correspond parfaitement au public que Sony envisage de toucher avec le Move. Entre film et jeu, il nous plonge dans un univers sombre et enveloppant où les émotions ont leur place. Le jeu vidéo passe à l’âge adulte. Au fil du scénario, on oublie qu’on joue. Mise en scène, décors, ambiances, lumières, musiques, aucun détail n’a été oublié, tout est prenant. Du grand art. Quatorze mois ont été nécessaires à David Cage, fondateur de Quantic Dream, pour écrire le scénario, conçu en même temps que la mécanique du jeu (la gameplay). Un travail d’écriture élastique qui conduit non pas à une mais à 23 fins possibles. Un thriller psychologique où tout peut arriver…

Mais ce n’est pas le premier coup d’essai de Quantic Dream. En 2005, la société avait réalisé Farenheit. Le jeu avait reçu un très bel accueil de la part de la presse mais sa distribution n’avait pas suivi. Pour autant, en interne chez Sony, il fait mouche. Des contacts sont noués entre l’éditeur et la société parisienne. Quantic Dream souhaite alors montrer sa capacité à capturer la performance d’un acteur en mouvement. Le développement d’Heavy Rain a pris plus de 3 ans et demi pour un budget autour de 20 millions d’euros. Pour la motion capture (capture de mouvement par de vrais acteurs, repeint dans un deuxième temps à la palette numérique) il a fallu 90 acteurs, 172 jours de prises de vue (l’équivalent de trois longs métrages) et quelques 55 décors. En tout, plus de 300 personnes ont collaboré au projet, dont une centaine directement chez Quantic Dream.

Fort d’un tel succès, l’équipe de Quantic Dream travaille déjà à un nouveau projet mais premier défi : trouver des locaux un peu plus grands et si possible dans Paris. Pour Guillaume de Fondaumière, directeur général de Quantic Dream, « c’est important d’être à Paris, c’est ici qu’il y a le plus de talents, ailleurs on ne pourrait sans doute pas avoir la même équipe et en terme de transports c’est plus facile pour se déplacer chez notre éditeur qui est en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis ». Le public de la société parisienne est en effet mondial, un pur produit de la culture globale. En 2010, Heavy Rain sera probablement le produit culturel français qui aura généré le plus gros chiffre d’affaire à l’étranger (75 millions d’euros).

Source : paris.fr

 


Publié dans Infos

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Zaid 10/06/2013 23:53


Mouais, des français qui bossent pour un public japonais et bourgeois occidental. 300€ le jeu, quand j'aurais fini mon doctorat, j'y penserais peut être... en attendant, c'est ironique de savoir
que vous bossez dans le 20e, vous y gagneriez à déménager à Tokyo directement; des consoles japonaises à 300€, ça court pas les rues dans l'est parisien

c-est-moi 16/06/2010 19:43



Sympa, espérons qu'ils ne voient pas la tête plus le ventre.


[quote]En 2010, Heavy Rain sera probablement le produit culturel français qui aura généré le plus gros chiffre d’affaire à l’étranger (75 millions d’euros).[/quote]


Normal, il n'y a pas eu d'album de noir désir, cette année