Interview des acteurs d'Heavy Rain

Publié le par Heavy Rain - blog

C’est dans le cadre très classe et très distingué de l’hôtel Murano à Paris que les journalistes d'Excessif.com ont retrouvé l’équipe des acteurs du jeu vidéo Heavy Rain après l'avant-première, pour une interview bon enfant. Entre deux éclats de rires, les acteurs du jeu se sont livrés à un petit  jeu de questions/réponses.

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Excessif.com : Pour un acteur de cinéma, en quoi est-ce différent de tourner dans un jeu vidéo ?


Mike Powers : C’est intéressant de voir le processus de fabrication d’un tel jeu : le plateau est quasiment vide, les accessoires sont très minimalistes, etc. C’est de voir la transition entre ce travail et le résultat final qui est vraiment surprenant.

Jacqui Ainsley : Pour moi, ca a été vraiment différent : jusqu’alors je n’avais joué que dans des publicités ou interprété des petits rôles, et c’était donc différent de se retrouver sur un plateau aussi « technique », sans parler des combinaisons de capture de mouvement !

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D’ailleurs, comment avez-vous fait pour jouer dans cette espèce de combinaison de plongée ? C’est fou, non ?

Aurélie Bancilhon : C’était plus du style Catsuit à la Catwoman ! En tout cas, c’était plus simple que de jouer dans un corset ! Les combinaisons ne sont pas si inconfortables que cela. Le plus dur c’était en été, quand il faisait vraiment chaud

Sam Douglas : Pour moi c’était comme au cinéma.  Exactement la même chose. Parce que quand vous êtes à l’écran, quand vous portez la combinaison avec tous les capteurs et que tu marches avec, si tu es un journaliste fatigué à la recherche d’un bon scoop, ça se voit. Si tu es fâché parce que tu viens de rompre avec ta petite amie, ça se voit. C’est pour ça que j’ai décidé de changer de braquet et de jouer exactement comme si j’étais dans un film destiné au cinéma. Parce que les capteurs ne mentent pas. Les boules (NDLR : les capteurs) disent toujours la vérité !

Aurélie Bancilhon : Le plus dur c’était d’enregistrer les voix et les mouvements séparément. On commence par la voix et la capture des émotions, ensuite on travaille sur les mouvements et le reste du corps. Le plus dur ça a été de séparer les deux. Mais le pire, c’était de le faire seul, dans une cabine ! Normalement quand vous jouez un dialogue, vous avez un partenaire. Mais dans la cabine d’enregistrement, on était seul avec David (Cage) qui nous donnait la réplique ! Il fallait parfois aller chercher les émotions profondément sans personne à qui se rattacher.

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On a l’impression que ce n’était pas une partie de plaisir tous les jours !

Aurélie Bancilhon : Oui mais c’est quand c’est difficile que c’est marrant ! Si c’est facile on s’ennuie ! C’est pour ça que c’est si bien !

Mike Powers : Dans l’ensemble c’était une très bonne expérience, même si parfois les séances étaient un peu longues. On devait par exemple répéter les mêmes séquences à de nombreuses reprises.

Jacqui Ainsley : C’est différent de tout ce que j’ai pu faire avant  et c’est pour moi un honneur d’y avoir participé. C’est vrai qu’après une semaine passée à tomber et à se battre sans arrêt, on pouvait être un peu fatigué ; mais quand j’y repense, je me rends compte que j’ai apprécié chaque journée de tournage. J’ai aimé apprendre de nouvelles compétences et jouer avec en compagnie d’acteurs talentueux.  

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Parce que vous avez fait vous-mêmes vos cascades ?

Jacqui Ainsley : Ouep !

Aurélie Bancilhon : Moi, mon personnage n’a pas trop de cascades ! (Rires), c’est Jacqui qui se bat beaucoup, moi je suis plus celle qui pleure à longueur de journées ! (Rires).

Qu’est-ce qui vous a plus dans l’idée de tourner dans un jeu vidéo ?

Sam Douglas : Quand tu gagnes une récompense pour un film, personne ne s’intéresse vraiment au travail qu’il y a derrière, tout le monde se focalise sur la célébrité et le succès. Moi, j’aime le processus qu’il y a derrière le métier d’acteur. Si tu ouvres ton dictionnaire, tu lis que « acting » vient d’un mot grec qui voulait dire « faire ». J’aime la façon dont on « fait » l’acteur, que ce soit à la radio, à la télévision, ou dans un jeu vidéo.

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On dit d’Heavy Rain qu’il révolutionnera l’industrie du jeu vidéo? Vous avez pu le sentir en participant à sa conception ?

Aurélie Bancilhon : Ils (les développeurs) n’arrêtaient pas de le répéter ! Ils disaient « on va faire un truc complètement révolutionnaire avec ce jeu !». Je me suis dit, OK allons-y !

Jacqui Ainsley : Je ne suis pas une grande joueuse de jeu vidéo, je n’ai pas joué à beaucoup de jeux par le passé. Mais à partir du moment où j’ai vu les premiers teasers du jeu (avec Aurélie Bancilhon), j’ai su que le jeu allait dépasser tout ce qu’on avait vu avant. C’était si réaliste que la première fois que j’ai vu mon personnage, j’ai cru que c’était une vidéo de moi !

Sam Douglas : Cette fois, c’est moi qui vais te poser une question : tu joues aux jeux vidéos ? Pas moi. Donc quand j’ai lu le script, je suis allé jeter un coup d’œil aux autres jeux et à ce qui intéressait les joueurs. Pour résumer, ça tournait autour de questions du genre « combien de dinosaures peut-on tuer dans ce jeu ? ». Tu as des choix mineurs à faire comme tourner à droite ou à gauche, et tu meurs, et tu reviens à la vie, etc. Moi, je pense que Sony est en avance sur son temps ! Je pense qu’une fois que l’on aura fini de se demander combien de dinosaures on peut tuer dans un jeu vidéo, l’industrie reviendra à l’humain. Les jeux vidéo vont retourner à ce qu’ils sont véritablement : des films interactifs.  Et je suis content de faire partie de ce projet humaniste plutôt que d’un truc avec des ptérodactyles !

Vous venez de répondre en partie à ma prochaine question ! Comment séduiriez-vous quelqu’un qui n’a jamais joué à un seul jeu vidéo de sa vie.

Sam Douglas : Tu as déjà regardé un épisode de Columbo ? Tu t’es déjà dit « il devrait faire ça, il devrait lui demander ci, je pense que c’est lui le coupable, ou il devrait interroger celle là » ? Et bien, dans Heavy Rain, tu peux le faire, et c’est ça qui est bien.

Pascal Langdale : Dans Heavy Rain, vous avez la chance de pouvoir incarner le personnage d’une histoire dont vous êtes l’auteur. C’est comme lire un livre en voyant l’histoire se dérouler sous vos yeux. Et ce livre, vous l’écrivez au fur et à mesure que le fil de l’histoire se déroule…

Leon Ockenden : C’est magnifique ! Je vais pleurer, c’est si beau !

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À ce propos, êtes-vous des joueurs ? Quels sont les jeux qui vous ont marqué ?

Mike Powers : Je joue avec mon fils de 6 ans, donc je ne joue qu’à des jeux pour enfants !

Pascal Langdale : Le premier jeu dont je suis tombé amoureux, c’était Elite, sur BBC Micro. Ca remonte à très longtemps !

Sam Douglas : Moi j’ai joué à Pong, c’est tout !

Leon Ockenden: Daley Thompson's Olympic sur Spectrum 128! J’économise pour une PS3!

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C’est la question centrale du jeu Heavy Rain, mais vous, jusqu’où iriez vous par amour ?

Jacqui Ainsley : Pour moi, l’amour, c’est ce qu’il y a de plus important et j’espère être prête à tout !  Mais on ne peut pas vraiment savoir avant de se retrouver au pied du mur. On ne sait pas ce que le désespoir et l’adrénaline peuvent pousser à faire. Chaque situation est différente mais je pense que nous espérons tous être au fond assez courageux pour aller jusqu’au bout pour ceux qu’on aime.

Pascal Langdale : Heavy Rain force à se demander ce que l’on serait prêt à faire par amour dans des situations extrêmes, mais je pense qu’au final, ce qu’on prêt à faire par amour, c’est ce qu’on fait tous les jours et finalement c’est ce qui compte vraiment, non ?

Source : excessif.com

Publié dans Interviews

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Vince229 30/03/2010 19:04



@ amandine: et en français, ça donne quoi ? 



amandine 30/03/2010 18:17



j'ai kiffer votre jeux en tout eske il y a 20fin sa seret cool petit indice pour ceux ki fon juste le jeux et ki vueille voire les commentaire .selui ki se cache est le coupable faite attention
parfoi celui kon croi coupable ne lai pas c'est se ke jai fait car je pensait ke sa allait etre com farenheit mai non c'est caremen mieu je vous tire mon chapeaujespere ki y auras heavy rain 2



Vince229 26/03/2010 23:08


MDR XZS, j'y ai pensé en lisant la réponse de Jacqui !  Elle le mérite le dossier, elle le mérite.


XZS 26/03/2010 22:52


Ils ont gagnés le dossier de presse d'Heavy Rain en répondant à la question "Jusqu'au iriez-vous pour sauver un être que vous aimez ?", Jacqui Ainsley et Pascal Langdale ?

Chouette interview, j'adore la manière dont parle Sam Douglas, ce mec est top. J'aurai presque envie de re-regarder "Le 5e élément" juste pour voir sa scène (j'ai dit "presque", hin !)

Et Aurélie Bancilhon est aussi mignonne que talentueuse, c'est dommage qu'elle n'est pas été mieux mise en avant (par rapport aux 4 acteurs principaux du jeu) par Quantic Dream, dans la promo, car
elle le mérite amplement. J'espère qu'elle sera toujours de la partie, tout comme l'acteur (dont j'ignore le nom) qui joue le rôle du chirurgien fou, qui jouait déjà dans Fahrenheit ! (quelle
culture, je sais je sais)


Tom 26/03/2010 22:44


Je les aimes... merci pour l' interwiew.